7 août 2020
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NAC

Qu’est-ce qu’un NAC ?

L’acronyme NAC (pour nouveaux animaux de compagnie) a été créé en 1984 par un vétérinaire lyonnais et désigne à l’origine un animal carnivore qui n’était pas reconnu par la législation (qui n’était donc pas connu comme le chien, le chat). Ce terme porte à confusion car ces animaux ne sont pas nouveaux. Les vétérinaires utilisaient ce terme afin de définir des nouvelles espèces qu’ils ne voyaient pas dans leur cabinet. Ils ont dû donc trouver de nouvelles techniques et se spécialiser.

Un NAC est donc une espèce animale que l’on peut qualifier d’insolite que l’on retrouve aujourd’hui dans les foyers, en tant qu’animal de compagnie. Cela peut être aussi une espèce domestiquée par l’homme depuis très longtemps avec un but uniquement utilitaire, comme par exemple le lapin. Le terme rassemble aussi bien des animaux capturés dans la nature ou issus d’élevage.

Quelles sont les différentes catégories de NAC ?

La famille des NAC comporte de nombreuses espèces d’animaux tels que :

Les rongeurs et lagomorphes tels que le rat, la gerbille, le chinchilla, le lapin, le cochon d’inde, la souris, le hamster, l’octodon, la gerbille, l’écureuil de Corée…

Les oiseaux de cage et de volière avec par exemple le perroquet, le canari, la perruche, le mainate, le toucan…

Les mammifères carnivores comme le fennec, l’hermine, le vison, certains putois ou le furet…

Les tortues aussi bien terrestres qu’aquatiques.

Les serpents comme la couleuvre, le python, le boa… Faites attention aux serpents venimeux et aux risques de morsures. Les hôpitaux français ne sont pas équipés d’anti-venin adéquats. Au sujet des pythons qui ne mordent pas et qui ne s’attaquent pas à l’homme, faites attention si vous avez des enfants. En effet, ils peuvent les étouffer les confondant avec d’autres animaux.  

Les lézards avec l’iguane, le caméléon, le gecko…

Les poissons qui vont du poisson rouge au piranha, carpe koï, poissons exotiques (guppy, discus, combattant, scalaire …).

Certains insectes comme le phasme, mais tous les insectes ne sont pas considérés comme des NAC.

Les arthropodes avec les scorpions et les araignées mais qui ne sont pas toutes considérées comme NAC ; on peut retrouver par exemple certaines espèce mygales. Ainsi que les myriapodes (scolopendre par exemple).

Certains singes comme le saïmiri et le pinceau blanc.

Les crustacés et mollusques avec le bernard l’hermite, la crevette naine, l’escargot de Bourgogne, l’ampullaire…

Les amphibiens comme la grenouille rieuse, la dendrobate, l’axolotl, le triton…

Et enfin les gallinacées avec la poule, l’oie, le paon, le canard…

Comment bien choisir son premier NAC ?

Si vous souhaitez adopter un de ces animaux, renseignez-vous bien en amont sur l’espèce que vous souhaitez avoir et les différents soins à prodiguer.
Achetez votre NAC dans une animalerie où vous aurez tous les conseils d’entretien, et où on vous garantira la santé et la provenance de votre animal. Vous serez sûre comme cela que le NAC ne fait pas partie d’une espèce protégée. Rappelez-vous que ces animaux ont besoin de soins et de besoins différents en fonction de l’espèce qu’il ne faut pas négliger. Ne l’achetez donc pas sur un coup de tête !

Les prix varient selon les NAC : pour un rat, comptez environ 5 €, 40 € pour un iguane vert ou une tortue, 50 € pour un chinchilla, 70 € pour un furet, et jusqu’à 200 € pour un python. Il faut aussi prévoir les différentes dépenses concernant la nourriture (il faut bien respecter le régime de votre animal), mais aussi pour les différents accessoires comme un terrarium, une lampe chauffante…

Si vous pouvez passer par un vétérinaire pour NAC faites-le. Ils sont certes plus difficiles à trouver et souvent plus chers que des vétérinaires traditionnels mais ils se sont spécialisés durant leurs études et donc plus à même de s’occuper de votre animal. Vous devrez faire quelques recherches pour trouver celui qui s’occupera de votre animal. Le site de l’ordre des vétérinaires répertorie les professionnels sur lequel vous pouvez faire une recherche par spécialité.

Si vous souhaitez bien connaitre les NAC, il existe des livres spécialisés très complets.

Faut-il assurer son NAC ?

Les assurances habituelles pour animaux se mettent à proposer des formules pour les NAC, du moins les espèces les plus courantes (ex rongeurs ou oiseaux). Il est cependant plus difficile de trouver une assurance avec des formules adaptées aux tortues ou aux serpents par exemple. Ces derniers ayant des soins plus complexes et plus coûteux qu’un animal moins insolite.

En général, une assurance NAC ne coûte pas très chère (une dizaine d’euros par mois pour un lapin). Vous serez au moins remboursés des différents frais de santé qui peuvent arriver.

Quels sont les risques liés aux NAC ?

Posséder un tel animal n’est pas sans risques. Il faut savoir que ces animaux sont souvent capturés dans la nature et que cela met en danger certaines espèces. Les importations illégales deviennent de plus en plus courantes.

Ces animaux sont de plus, plus difficiles à élever qu’un chien. Si un vendeur malhonnête ne vous dit pas tout sur les coûts et difficultés de posséder un NAC vous pouvez vite être dépassés et malheureusement devoir abandonner votre animal ne sachant pas comment vous en occuper.

Certains NAC peuvent être porteurs de maladies transmissibles à l’homme (zoonoses), comme par exemple les singes. Les allergies sont aussi à prendre en compte. Pensez donc à faire une visite chez le vétérinaire après leur achat. De plus, certains animaux sont dangereux par nature, comme les serpents qui peuvent être venimeux. Pour finir, importer de tels animaux dans un écosystème qui n’est pas le leur, peut le mettre en danger s’ils sont relâchés dans la nature et l’envahissent.

Quelles sont les réglementations pour adopter un NAC ?

Sachez qu’on n’adopte pas un NAC comme on adopte un chiot : la réglementation en vigueur peut vous imputer des restrictions. L’arrêté du 10 août 2004 réglemente l’élevage d’agrément d’animaux d’espèces non domestiques. Pour certains animaux sauvages ou dangereux, par exemple un capucin, il vous faudra une autorisation préfectorale, comme un certificat de capacité. Le futur propriétaire doit élaborer un dossier de compétence qu’il défendra devant un jury de personnes compétentes en la matière.

Tous les animaux ne sont pas considérés comme animaux de compagnie, certains sont tout simplement interdits. Prenez donc bien le temps de vous renseigner avant d’acquérir un tel animal.

Si vous souhaitez adopter un animal soumis à autorisation, voici les démarches à réaliser :

Faites une demande par lettre recommandée avec avis de réception (basé sur le formulaire cerfa n°12447*01 à trouver sur le site du service public), d’autorisation de détention au préfet de département du lieu de détention de votre animal. S’il n’y a pas de refus informé dans les 2 mois suivant la date de récépissé du courrier, l’autorisation est acceptée.
En cas de déménagement, pensez à refaire une nouvelle demande d’autorisation.

Sachez que détenir un animal sans autorisation (si nécessaire), de ne pas faire identifier son animal chez un vétérinaire NAC ou de laisser divaguer son animal dans un espace public ou pas, peut être pénalisée de 15 000 € d’amende et de deux ans de prison.

Vous pouvez retrouver tous les textes de lois concernant les animaux sauvages en captivité sur le site du ministère de la transition écologique et solidaire. Si vous souhaitez savoir si votre animal de compagnie est un animal domestique ou non, vous pouvez consulter l’arrêté du 11 août 2006 qui indique la liste des animaux domestiques sur ce site : www.legifrance.gouv.fr

Tout animal qui ne figure pas sur cette liste n’est pas considéré comme un animal domestique.